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  • « Il faut détruire la Russie »

    « Delenda est Carthago », « Il faut détruire Carthage ! » C’est ainsi que Caton l’Ancien appelait les Romains à détruire une fois pour toutes leur adversaire séculaire, la république phénicienne qui gênait leur expansion impériale en Méditerranée. C’est exactement le même refrain qu’entonnent aujourd’hui contre la Russie les néoconservateurs, les démocrates impériaux américains et leurs alliés européens.
    En 1991, l’Occident avait cru avoir gagné la Guerre froide contre le bloc soviétique, ainsi que l’avait proclamé le président Bush Père, laissant la voie libre aux Présidents Clinton et Bush Fils pour bombarder la Serbie, l’Afghanistan et l’Irak, tandis que MM. Obama et Sarkozy poursuivaient le travail avec succès en Lybie mais plus difficilement en Syrie. Car les uns et les autres n’avaient pas anticipé la capacité de la Russie à se reconstruire ni celle de la Chine à émerger comme future première économie mondiale.
    Or les Etats-Unis, et l’Europe dans leur sillage, n’arrivent pas à faire le deuil de leur hégémonie, ou de leur hyperpuissance selon le mot d’Hubert Védrine. L’élection surprise de Trump a grippé ce mécanisme bien huilé mais, comme on peut le constater, elle ne changera pas la donne : chaque velléité du président américain de vouloir parler avec Moscou est aussitôt suivie d’une « affaire » qui vient l’empêcher de mettre son plan à exécution.
    C’est dans ce contexte qu’il faut placer l’hystérie contre l’ingérence supposée et jamais prouvée de la Russie dans les élections américaines et la victoire du Brexit, et plus récemment, l’affaire de l’empoisonnement des Skripal montée en épingle par la Grande-Bretagne et les bruits de guerre aussitôt déclenchés aux Etats-Unis et en France après une attaque présumée au gaz dans le dernier fief rebelle de la Ghouta syrienne.

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