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  • Mission russe en terres romandes

    L'économie russe souffre mais ne rompt pas! D'une part la Russie vient d'inaugurer sa toute ambassade auprès de l'OMC dans des bureaux flambants neufs près de l'aéroport et d'autre part elle vient d'ouvrir une représentation commerciale en Suisse romande, dont la direction a été confiée à un vétéran des négociations avec l'OMC, Alexander Zagriadski. Une initiative bienvenue alors que les efforts russes se concentraient jusqu'ici en direction de Zurich.
    Pour marquer cette volonté de continuer les échanges en dépit des sanctions euro-américaines, le ministre russe de l'économie, Alexey Ulyukaev, était à Genève vendredi dernier. A cette occasion, il a rencontré une vingtaine de représentants de grandes entreprises romandes, bien décidés à continuer à travailler avec la Russie.
    Car dans le même temps, on apprenait dans le Matin Dimanche qu'un diplomate américain à Berne avait essayé de faire pression sur le SECO et les entreprises suisses pour qu'elles boycottent le Forum économique de juin prochain à Saint-Pétersbourg. Au mépris de la souveraineté suisse et de la liberté du commerce pourtant si vantée ailleurs... Des vraies moeurs de cowboy, comme a bien titré le journal!

  • Gouvernance à gogo

    Y a-t-il un pilote dans le vaisseau Terre ? Non, il n’y en a pas. Mais ce n’est pas nécessaire puisqu’on a la gouvernance. Depuis l’aube du troisième millénaire, le mot résonne comme une incantation. Il est sur toutes les lèvres, dans tous les colloques, il hante les instituts de management comme les facultés de sciences politiques. Partout, il suscite respect et componction. C’est le nouveau mantra, la formule magique qui va résoudre tous les maux de la planète.
    Or il faut le dire, cette gouvernance mondiale est une tarte à la crème, un mot-valise pour attrape-nigauds qui satisfait à la fois les arrivistes et les naïfs de la communauté internationale, professeurs des académies, dirigeants d’ONG à la recherche d’un destin, diplomates et haut-fonctionnaires soucieux de ne pas froisser leurs gouvernements, autant que les braves militants des bonnes causes humanitaires inquiétés par les dérives d’un monde qui semble aller de plus en plus mal.
    Il est vrai que cette mode de la gouvernance mondiale - et c’est son grand atout - répond à un vrai besoin : celui d’approfondir la coopération internationale pour résoudre des problèmes désormais globaux, la crise climatique, les pannes de la croissance, les pandémies, les migrations, le terrorisme. Il est logique de donner une réponse globale à une menace globale, et d’améliorer la concertation pour y arriver.
    Sauf que ce vocable fourre-tout ne veut rien dire du tout et que chacun y met ce qu’il veut, comme dans un diner canadien. Sa définition même pose problème. Deuxième difficulté, derrière cette jolie façade se cache en réalité une implacable lutte de pouvoir. Pour certains, cette volonté de « bonne gouvernance » dissimule un nouveau fascisme : au nom de « valeurs universelles » jamais bien définies, de la « transparence », de l’efficience, elle vise à éradiquer les vieilles élites récalcitrantes, encore attachées à leurs traditions nationales et culturelles, et à les remplacer par une nouvelle classe de dirigeants, parfaitement déracinée et entièrement formatée pour les besoins de la gestion du monde global.

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