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  • Stratégie de la gouvernance

    →La stratégie suisse pour faire de Genève le lieu central de la gouvernance mondiale se met en place. Après le ratage du Fonds vert, le cap est mis sur internet et l’obtention du siège de l’ICANN, comme on l’a vu en début de semaine dernière avec la très médiatisée Geneva Internet Platform. Le message du Conseil fédéral publié mercredi a enfoncé le clou en relevant les deux autres priorités, l’humanitaire et la santé. Mais il s’agit aussi de renforcer Genève comme centre de réflexion. Le monde académique se mobilise donc lui aussi : début décembre aura lieu le Global Think Tank Summit sous l’égide de l’Institut universitaire des hautes études internationales et de développement. Une cinquantaine d’institutions américaines, chinoises, africaines, asiatiques et européennes parmi les plus prestigieuses sont donc attendues à la Maison de la Paix pour agiter les neurones et guider l’action politique sur les crises actuelles et la suite à donner aux Objectifs du Millénaire pour le développement lancés par Kofi Annan en 2000 et qui s’achèvent en 2015.


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    →Le comité contre la torture, qui a pour mission de suivre l’application de la Convention contre la torture, se réunit depuis trois semaines à Genève. Il a mené la vie dure aux Etats-Unis. La déposition des parents du jeune Mike Brown assassiné par la police avant les émeutes de Ferguson a fait impression, tout comme la manifestation silencieuse des parents d’autres jeunes Noirs américains tués ou maltraités par la police. Une douzaine de personnes se sont levées en brandissant leurs poings, ce qui est plutôt rare dans les enceintes feutrées du Palais des Nations.

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  • Droits de l’Homme à deux vitesses

    Dix jours après les élections en Ukraine et dans le Donbass, la trêve reste toujours aussi précaire et le conflit demeure plus que jamais révélateur des complaisances occidentales à l’égard du régime de Kiev et de la sévérité implacable manifestée à l’encontre des « méchants » Russes et pro-russes. Il en dit long sur nous-mêmes, sur nos incohérences et notre pratique sans scrupule des doubles standards.

    L’attitude des gouvernements, des ONG et des médias européens en matière de droits de l’Homme est très instructive à cet égard. On attend toujours la publication d’un rapport du Conseil des droits de l’Homme sur les atteintes aux droits humains en Ukraine. On espère qu’il sera objectif et que, contrairement à tout ce qu’on a pu lire jusqu’ici, il mettra également en lumière les violations droits de l’homme et les crimes de l’armée ukrainienne et des milices privées des oligarques contre les populations civiles de Lougansk et Donetsk.

    Amnesty International, qui demeure sans aucun doute l’ONG la plus objective et la moins inféodée aux pressions des gouvernements et des bailleurs de fonds occidentaux, a récemment mis en lumière le fait que l’armée ukrainienne avait utilisé contre des populations civiles des bombes à sous-munition interdites. D’une façon générale, les conventions de Genève prohibent le bombardement des populations civiles. Or elles ont été violées pendant des semaines par les troupes de Kiev sans qu’aucun gouvernement, ONG ou média occidental n’y trouve rien à redire. Idem pour les fosses communes découvertes dans les zones reconquises par les pro-russes.

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